Décret tertiaire 2026 : ce qui change pour vos SCPI ?

Décret tertiaire et DPE 2026 : quel impact pour vos SCPI ?

La transition énergétique n’est plus un sujet lointain réservé aux rapports d’experts. Elle redessine concrètement la valeur de l’immobilier professionnel, et c’est justement là que les SCPI investissent l’essentiel de leur patrimoine. L’année 2026 apporte deux changements de calendrier que tout associé devrait avoir en tête : une réforme du diagnostic de performance énergétique des locaux tertiaires entrée en vigueur le 1er janvier, et la fin de la période transitoire de la plateforme OPERAT au 1er juillet. En tant que cabinet expert SCPI à Paris, nous observons un marché qui se scinde en deux : les immeubles performants d’un côté, les bâtiments énergivores de l’autre. Voici ce qui change, et pourquoi cela touche directement vos revenus et la valorisation de vos parts.

Le décret tertiaire, rappel des règles du jeu

Le décret tertiaire, aussi appelé dispositif Éco Énergie Tertiaire, découle du décret n°2019-771 pris en application de la loi ELAN. Il vise tous les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² : bureaux, commerces, entrepôts logistiques, cliniques, hôtels. Autant dire la quasi-totalité du patrimoine détenu par les SCPI.

Son objectif est chiffré et progressif. Chaque bâtiment concerné doit réduire sa consommation d’énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence. Selon l’ADEME, le secteur tertiaire pèse près de 17 % de la consommation énergétique nationale et plus de 1,2 milliard de mètres carrés. La déclaration des consommations passe chaque année par la plateforme OPERAT, gérée par cette même agence.

Ce qui change concrètement en 2026

Deux évolutions marquent l’année. D’abord, la réforme du DPE applicable aux locaux professionnels est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, avec des étiquettes énergétiques revues. Ensuite, la période transitoire d’OPERAT s’achève le 1er juillet 2026 : l’attestation numérique normalisée devient obligatoire pour prouver sa conformité. Les gestionnaires disposent ensuite jusqu’au 30 septembre 2027 pour finaliser leurs déclarations et déposer d’éventuels dossiers de modulation.

Échéance Obligation à retenir
1er janvier 2026 Réforme du DPE tertiaire, nouvelles étiquettes énergétiques
1er juillet 2026 Fin de la période transitoire OPERAT, attestation numérique obligatoire
30 septembre 2027 Déclaration des consommations et dépôt des dossiers de modulation
2030 Réduction de 40 % de la consommation d’énergie finale
2040 puis 2050 Réduction de 50 % puis 60 %
Source : dispositif Éco Énergie Tertiaire, ADEME, réglementation DPE 2026.

En cas de non-respect, la sanction commence par une mise en demeure. Vient ensuite la publication du nom du contrevenant sur un site de l’État, une forme de mise au pilori publique. Une amende administrative peut enfin s’appliquer, plafonnée à 7 500 € par bâtiment pour une personne morale. Le montant reste modeste, mais l’effet réputationnel et la pression locative pèsent bien davantage.

Pourquoi cela pèse sur le rendement de vos SCPI

L’enjeu est double pour un associé. À court terme, la mise aux normes coûte cher. Isolation, éclairage basse consommation, pilotage technique du bâtiment, remplacement des systèmes de chauffage et de climatisation : ces travaux mobilisent de la trésorerie et peuvent peser temporairement sur les distributions des SCPI les plus exposées.

À moyen terme, le vrai risque s’appelle l’actif échoué. Un immeuble énergivore se loue moins bien, voit ses loyers négociés à la baisse, et se revend avec une forte décote. C’est précisément ce qui frappe une partie du parc de bureaux anciens en Île-de-France. À l’inverse, les sociétés de gestion qui ont arbitré tôt vers des immeubles récents ou certifiés protègent leur taux d’occupation et la valeur de leur patrimoine. Le label ISR immobilier, la classification SFDR et l’alignement sur la taxonomie européenne servent désormais de repères pour distinguer les bons élèves.

Comment choisir une SCPI à l’épreuve de la transition

Quelques questions simples permettent de trier. Quelle part du patrimoine est certifiée ou rénovée récemment ? La SCPI publie t elle un reporting ESG clair, avec des indicateurs de consommation et une trajectoire de travaux ? Quelle est son exposition aux bureaux anciens et énergivores ? Une SCPI diversifiée, au patrimoine jeune et bien noté, aborde la décennie dans une bien meilleure position qu’un véhicule concentré sur des immeubles des années 2000 jamais rénovés.

La transition énergétique n’est donc pas qu’une contrainte. Pour les SCPI bien gérées, elle devient un avantage concurrentiel qui sécurise les loyers de demain. Encore faut il regarder sous le capot avant de souscrire.

Le terme de la semaine : la valeur verte

La valeur verte désigne l’écart de prix entre un immeuble performant sur le plan énergétique et un bâtiment comparable mais énergivore. Sur le marché tertiaire, un actif bien noté se loue plus vite, conserve des loyers plus stables et se revend avec une décote moindre. À l’inverse, une passoire énergétique subit une décote durable, parfois appelée brown discount. Pour une SCPI, la valeur verte se traduit très concrètement par un taux d’occupation préservé et une valorisation mieux défendue dans le temps.

Pour aller plus loin

En 2026, la performance énergétique d’un patrimoine n’est plus un détail technique réservé aux gérants. Elle conditionne la capacité d’une SCPI à louer ses immeubles, à maintenir ses loyers et à défendre la valeur de ses parts sur la durée. Lire le reporting ESG d’une SCPI devient aussi important que regarder son taux de distribution.

Vous vous demandez si vos SCPI actuelles sont bien armées face au décret tertiaire ? Estimez d’abord vos revenus potentiels avec notre simulateur de rendement, puis échangez avec un expert SCPI à Paris. Nous passons en revue l’exposition énergétique de votre portefeuille et identifions les véhicules les mieux positionnés pour les années qui viennent.


Et c’est précisément là que l’accompagnement par un expert indépendant en SCPI à Paris peut faire la différence.

garonne patrimoine dirigeant fondateur Nicolas Combes

Nicolas Combes

Fondateur D'investir en scpi

Nicolas a décidé de fonder une entreprise de gestion de patrimoine pour accompagner les particuliers dans la gestion et l’optimisation de leurs investissements.

L’expertise de Nicolas se base sur deux masters dont celui de l’Aurep, Master de référence en Gestion de Patrimoine. Fort d’une importante expérience internationale grâce à de nombreuses expatriations dans des cabinets prestigieux comme PricewaterhouseCoopers, Nicolas sait s’adapter à tous les profils.

Nicolas et son équipe seront ravis de vous accueillir dans leur bureau Rue de Rivoli à Paris.

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L’investissement responsable est un sujet de plus en plus présent allant même jusqu’à faire évoluer la réglementation en gestion de patrimoine. Nous revenons aujourd’hui sur les stratégies d’investissements responsables possibles à Paris.

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